Texte Libre

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/!\ fautes d'orthographes classées dans le guiness des records /!\
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Brises moi les doigts
(love-romance) {TERMINER} [11]
Jamais un sans Deux (coprod lilly-love-romance) {TERMINER}
[43]
Agora (coprod lilly-fantastique-combat) {En cours} [44]
Et si c'était moi
dans cet hôpital est-ce que je me sentirai mieux ? Si j'avais été là quand il a décidé de mettre fin à sa vie j'aurai put l'en empêcher. Cette présence nuisible qu'est la culpabilité ronge votre
estomac doucement comme un million de petits vers, je n'entends même plus les questions qu'elle me pose.
- Qu'est-ce que vous avez ressentit lorsque vous avez découvert votre frère ? Elle me demande
Je plante mes yeux ocres dans les siens, elle frissonne et griffone quelque chose dans son calpin.
- De l'excitation. Dis je du bout des lèvres
Elle bloque un instant avant de reprendre ce qu'elle écrivait avec sérieux, serrée dans tailleur de grande marque, les
cheveux tirés dans une queue de cheval longue et pendante dans son siège en cuir rouge, la bouche pincée dessinée par un rouge à lèvre vif et tape à l'oeil. L'indifférence dans le regard, elle
fait son travail et uniquement son travail, une approche presque mecanique, une méthode scientifique basée sur des propriétés qu'elle a appris par coeur et qu'elle répète à longueur de
journée.
Elle appuie son calpin sur ses jambes croisés et s'approche un peu plus de moi, le décolleté plongeant offert
presque sous mes yeux, comment ne pas y prêter attention. Une provocatrice dans l'âme qui joue les saintes.
- De l'excitation ? Elle me redemande
J'affirme du regard.
- Qu'est-ce qui vous a excité ?
- Le sang. Je répond du tac au tac
Je reste sérieux, impassible, elle pense que je me moque d'elle mais mon expression lui fait froid dans le
dos. Je sens d'ici les sueures froides descendre le long de sa colonne jusqu'à la chute des reins.
- Quelle est la première chose auquelle vous avez pensé en voyant votre frère ainsi ?
- Je ne pensais à rien.
- Vous étiez seulement excité par la vue du sang ?
Je l'observe longuement, destabilisé elle détourne le regard.
Elle déglutit, j'ai presque envie de sourire, c'est si facile de manipuler tous ses imbéciles qui croient tout savoir sur
vous sous prétexte qu'ils ont lu Freud et appris par coeur ce qu'on leur a gentiment enseigné. Je prend un air plus rêveur, plus évasif, plus humain.
- Parfois j'imagine les gens que je vois mourir sous mes yeux...J'imagine que je plante avec délicatesse la lame d'un couteau dans le ventre d'une belle femme, je tourne la lame profitant du son
agréable que fait la chair lorsqu'elle se déchire et je regarde la cascade de sang s'écoulée sur la peau blanche et pure d'une vierge...
- Ca suffit pour aujourd'hui ! Dit elle rapidement
Je me lève avec le sourire, je récupère mon sac à côté du siège et ferme la porte en mimant un baiser. Alec m'attend
assis à même le sol une canette de coca à la main.
- Alors ?
- Je suis un meurtrier en série.
Il arque un sourire et secoue la tête me traitant de malade intérieurement, je l'aide à se relever et nous repartons dans
la cohu des élèves au milieu de la cour. Ce qu'on pourrait appeler une "bande" nous attendait impatiement devant le grillage, ils rient tous lorsque je leur explique que ça a été un jeu d'enfant
de la rendre folle. Ils éclatent de rire fascinés par ma facilité à destabiliser les gens. Eux même ne savent pas tellement lorsque je suis réellement sérieux, je ne le sais pas moi
même.
- Ce soir on se rejoint à la Plage ?
Je les salus avant de partir, le sac à dos sur les épaules en compagnie d'Alec. Il sort un join qu'il me tend après
l'avoir allumé. Une fois arrivé devant chez moi il me tire violement par le cou et engouffre sa langue dans ma bouche comme une anguille. Le baiser est sauvage et brutal, nos langues
s'entremêlent avec sensualité et vulgarité. J'ai presque envie de lui déchirer ses vêtements en pleine rue et de le sauter sur le bîtume mais je suis déjà en retard. Je me détache de lui avec
force, pas décidé à vouloir me lâcher, il reste un instant à me fixer comme si j'étais un plat suculant.
- Appelles moi quand tu seras rentré. Il me dit avant de partir
Je regarde sa silouhète s'effacer dans l'horizon, les cheveux très court et noir, le teint blanc comme le crépis de ma
baraque, des yeux marrons pour combler le tout. Il n'a rien d'un sexe symbole mais il dégage une attraction presque agressive, son air négligé et inaccessible, sa veste déchiré et racomoder, ses
jeans larges délavés, ses t-shirt moulant son corps fin. Il n'a rien à dire, c'est tout sauf un saint.
C'est un peu la cas de toute ma bande d'ailleurs, des loubards, des drogués, des fétards, anti-conformistes. Rien que
des déchets mais tellement plus intéressant. Je ne me sens dans mon élement lorsque je suis avec une petite partie d'entre eux. Loin des problèmes de la vie quotidienne.
J'ouvre la porte de ma grande maison de banlieue, Diesel, le berger allemand me saute dessus toute excitée. Je lui
frotte les oreilles avant de jeter mon sac au pied des escaliers. J'arrive dans le salon, le papier paint est déchiré et une dizaine de papier paint orne la table, ma mère refait la
décoration.
Escarpin Prada, tenue Gucci, coiffure John Frieda (Par lui même). De ses lèvres gonflés à la graisse de phoque elle
dépose un baiser brillant et bruyant sur ma joue gauche. Elle hésite encore sur ses papiers paint. Je prends une pomme avant de monter dans ma chambre pour me changer.
- Dépêches toi mon chéri, il faut aller chercher Angelo. Dit elle en s'armant de son sac à main Louis Vuitton
J'ouvre la porte de mon sanctuaire et jette mon t-shirt clouté dans un coin pour mettre un pull un peu
plus conventionnel. En revanche je garde ma veste avec le symbole de RATM dans le dos. Je monte dans la Porsh Cayen de ma mère en attendant qu'elle finisse de se parfumer.
C'est mon quotidien à moi depuis deux semaines, je vais rendre visite à mon frère à l'hôpital qui a tenté de
se suicidé. Avec une vie pareille je le comprends le pauvre. Ai je de la compassion pour lui ? Pas vraiment...C'est bien plus que ça.
Dans ce monde de fric et d'aparence la seule chose qui me rendait heureux lorsque je rentrais chez moi, c'était de
voir mon frère, ma mère ne nous regarde même plus, je ne vois pas tellement mon père encore heureux que je n'ai pas oublié son nom. (Ne riez pas, ça m'est arrivé lorsque j'avais six
ans). Moi, ça me convient, je n'ai pas mes parents dans mes pattes et je vis très bien, ni en manque d'amour, ni d'attention car je n'en vois pas l'utilité. Etre invisible ne
me dérange pas, beaucoup de mes potes me plaignent, je ne vois pas pourquoi. En fait je n'avais jamais réellement remarquer que cette situation n'était pas normale, n'était pas
vivable, au fond celui qui l'a compris le plus vite c'est mon frère...Il a commencé à rêver d'une famille comme on voit dans les film et il est tombé dans une dépression silencieuse avant de
décider de mourir. Mais le plus dur à accepter pour moi, c'est qu'au fond que je n'avais rien remarqué...Je prétendais l'aimer mais, tout comme mes parents, je ne le regardais plus
depuis longtemps.
C'est ce genre de vérité qui vous ouvre les yeux sur la vie complètement ennuyeuse que vous vivez, une vie
programmé sans émotion, sans action, sans geste, juste des mots préenregistrés, juste une reproduction de ce qu'on lit dans les livres. Une méthode scientifique apprise par
coeur. Et là, vient la honte, en acceptant cette vie je suis devenu comme eux. Un simple pion en laissant mon frère seul au milieu de cet enfer qu'il vivait jour après
jour.
L'arrêt de la voiture me fait sortir de mes pensées, je suis ma mère jusqu'à la chambre
d'Angelo, il s'amuse avec une petite voiture sur son plateau. Ma mère rentre la première et l'embrasse il la regarde avec indifférence, à mon tour je vais lui ébouriffer les cheveux et
m'adresse un sourire jusqu'aux oreilles.
- Comment ça va Angelo ? Je lui demande
- Bien bien ! Regarde ! C'est une...Ferrari !! Qu'il s'écrire en me tendant la voiture en métal
- Oui, une F40.
- F...F40 !
Ses yeux dorés me détendent automatiquement, je me sens mollir rien que de le regarder, je perds
toute arrogance, toute fierté, tout ce qui fait de moi un mauvais garçon. Angelo est mon unique frère.
- Matt ! Matt !
- Je suis là Angelo.
- Qu'à dit le médecin ? Demande ma mère à une infirmière
- Il est stable vous pouvez le récupérer aujourd'hui.
- Bien. Et où est le docteur Harry ?
- Dans son bureau.
- Très bien. Matteus je vais voir le docteur j'en ai pas pour longtemps je reviens, dit elle en vérifiant son maquillage dans la vitrine
J'espère qu'il va prendre son pied au moins. Je repose à nouveau le regard sur Angelo, je prend une autre
petite voiture et joue avec lui ce qui le fait rire aux éclats. Il sourit et c'est le plus important.
- Je suis désolé Angelo...De ne pas avoir remarqué que tu n'allais pas bien, dis je tout bas
- Matt ! Matt ! T'as une ...une Carrera !
- Non c'est une Audi celle là.
- Audi ?
- Oui Audi Cc.
- CC ! CC ! CC !
Ses petits yeux, son front applatit, ses petites lèvres. Si j'avais été celui qui
n'allait pas bien, serai je aussi émotif que lui ?
- Vous êtes des faux jumaux ? Me demande l'infirmière
- Oui. Je lui réponds naturellement
- Ca doit être dur de voir que son frère est le seul à être atteint du syndrome de Down.
Je ne réponds pas.
Le syndrome de Down, aussi appelé trisomie 21, est une maladie chromosomique congénitale provoquée par la présence
d'un chromosome surnuméraire pour la 21e paire. Ses signes cliniques sont très nets, on observe un retard cognitif, associé à des modifications morphologiques particulières. Mais un enfant
atteint vous donnera plus d'amour que n'importe lequel...
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Je voulais pas la publier mais finalement j'aime bien ce début d'histoire =)
Prologue du Down Syndrome qui ne viendra que bien prochainement je voulais
juste vous donnez un petit aperçu =)